Publié par Cercle Paul Morand

Parmi les admirateurs de Paul Morand qui n’a pas lu L’Europe galante, ensemble de nouvelles ayant pour sujet les rapports amoureux. L’une de ces nouvelles, « La glace à trois faces », racontant l’histoire d’un homme aimé par trois femmes et qui présente à chacune d’entre elles un visage différent, fut dès 1927 adaptée au cinéma par Jean Epstein, grand réalisateur, découvreur, inventeur dont l’œuvre théorique considérable marque encore le cinéma d’aujourd’hui. Paul Morand a collaboré à la réalisation du film et le spectateur y retrouve le goût de l’auteur pour ce monde qui naissait et qui découvrait la vitesse, les voyages, la radio.

 

A l’initiative du Cercle Paul Morand a eu lieu le 4 juin dernier, dans les salons du Jockey Club, la projection du film.

Réalisée en 1927 avec le concours de l’auteur sa diffusion aujourd’hui n’en était que plus intéressante. Elle se justifiait à plus d’un titre : c’est une des rares œuvres de Morand adaptée au cinéma, le metteur en scène qui est un des plus importants cinéastes du XXème siècle a réalisé un film d’un grand modernisme : la dernière scène notamment qui retrace la mort du héros du film pourrait tout à fait figurer dans un film d’avant-garde.

 

De surcroit, Karol Beffa, pianiste international et improvisateur exceptionnel, a bien voulu, comme c’était le cas à l’époque, accompagner au piano la projection renforçant ainsi l’intensité de l’œuvre et l’émotion des spectateurs.

 

Avant la projection Olivier Aubertin, grand connaisseur de Paul Morand et éditeur de plusieurs de ses inédits, a expliqué et commenté le film, la finesse de son analyse a ainsi éclairé les spectateurs.

 

 

 

Projection de La Glace à trois faces - lundi 4 juin 2018
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